La traversée en cargo Montevideo-Anvers

Montevideo    Samedi 09/06/18

Il est 21 h après une journée d’attente (chargement de containers et de voitures), 2 remorqueurs se positionnent près du cargo et le tirent pour l’extirper de ce petit port qui se trouve à 200m des premières maisons de la vielle ville. Du pont supérieur (13èmeétage ), la vue est magnifique.

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Après ½ h de manœuvre, le monstre d’acier de 55600 t commence son long périple ; la mer est calme, pas de vagues juste un peu de houle qui nous balance doucement de gauche à droite ou de droite à gauche, je ne sais déjà plus !

Présentation du bateau

Propriétaire : compagnie Grimaldi, pavillon Italien, immatriculé à Palerme

Longueur 213 m, largeur 32.5 m, hauteur 45 m, moteur de 15 500 cv

Équipage 26 personnes, la plupart sont Philippins, plus 4 touristes (un couple de Suisse- Allemand un Autrichien et moi).

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Ma cabine est très simple, le lit est confortable, beaucoup de rangement (armoire, penderie double, commode avec 4 tiroirs qui fait aussi office de bureau une chaise), petite salle de bain avec douche lavabo et wc ! Le tout dans 10 m2, sans fenêtre : c’est beaucoup plus petit que le camping-car et moins agréable. J’ai l’impression de faire une retraite avec vœux de silence…

Nous parlons anglais mais avec des accents si différents qu’il est parfois difficile de se comprendre !  

Voilà, le décor est planté : ce sera mon lieu de villégiature pour minimum 4 semaines. Vais-je supporter de cette vie monastique ???  En fait, je n’ai pas le choix , sinon ma chambre sera encore plus petite : et oui ! il y a une prison sur le bateau et Dieu (le Capitaine) a tous les droits !

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Les repas sont servis dans la même salle à manger que les officiers et sous- officiers, mais pas à la même heure. Pour nous, le petit déjeuner c’est entre 8h et 9h,  le déjeuner 11h et le dîner à 18h. Les plats sont très bons et copieux (cuisine italienne). Par exemple : assiette avec au moins 5 à 6 crudités différentes +  un plat de poisson +  un plat de viande + un dessert (fruits ou pâtisserie)+ un café avec 1/4 de vin et une bouteille d’eau chacun. Le vin, c’est seulement en mer et quand on est à quai c’est uniquement de l’eau.

Nous avons à disposition une petite salle de musculation , que j’utilise pendant 1 h chaque jour et je suis toujours seul : le marin n’est pas très sportif. Une bibliothèque avec une dizaine de livres en Français,  une salle de TV mais il y a des programmes seulement à quai et jamais en français. L’accès au poste de pilotage est autorisé sauf quand il y a une mise à quai : c’est un endroit très impressionnant et là on ressent le poids des responsabilités, pas le droit à l’erreur .

Nous avons aussi à disposition une laverie avec 2 machines à laver et 2 sèches linge. Mais là encore, «  dieu » est prioritaire et il a sa propre machine à laver et son sèche- linge : on ne mélange pas les torchons avec les serviettes !

Premier arrêt : une nuit à Santos, au sud du Brésil, pour décharger des voitures et recharger des engins de travaux public flambants neufs.

Prochaine étape : Rio de Janeiro ! Le port est tout neuf, il y a de l’ordre,  tout est parfaitement rangé, aligné prêt à être embarqué ! Ça va très vite :  environ 50 camions (Scania) fabriqués ici sont chargés en quelques heures.

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Nous repartons au petit jour, vers 6 h du matin, direction l’Afrique et plus précisément le Sénégal et port de Dakar. Là, c’est la grande traversée :  5000 km et la vitesse est de 30 à 35 km/h, donc environ 6 à 7 jours de navigation.

Là, nous avons l’impression d’être seul au monde : de l’eau, que de l’eau à perte de vue ! Plus d’oiseaux, pas de bateau… rien ! Il ne faut pas tomber en panne, ni se blesser, ni être malade : nous ne sommes plus à porter d’hélicoptère !

De temps en temps on voit des poissons volants qui jaillissent de l’eau pour voler sur 50 à 60 m et replongent dans la mer translucide et hier j’ai eu la chance de voir un requin de 2 à 3 m. Une femelle  avec son petit :  il venait certainement de naître vu sa taille et sa couleur car il était tout blanc alors que la maman était bien grise. Pas le moment d’aller prendre son bain !

A l’extérieur, il fait très chaud (environ 35°),  heureusement les cabines sont climatisées. Pour la météo, nous sommes passés par tous les temps : un brouillard à couper au couteau, pluie tropicale , grand soleil (attention ça tape fort car nous sommes au niveau de l’ équateur).

Et voilà : c’est la panne ! Un problème de transmission entre le générateur et le moteur ; tout est stoppé, grand silence un peu angoissant ! Nous sommes arrêtés au beau milieu de la mare (pas de problème, on ne gêne personne !). Je  regrette de ne pas avoir pris mes cannes à pèches : de toute façon, je n’aurais pas eu assez long de fil avec un fond à 10 000 m !

On dérive doucement au gré du vent , pas possible d’ancrer avec une telle profondeur  et après une heure de calme plat la machine repart. C’est la 2ème fois que cela arrive (même problème) et l’autre fois, c’était entre Montevideo et Santos : là, nous étions près  des côtes et si cela dure trop longtemps, il faut jeter l’ancre pour ne pas se retrouver sur la plage !

Bouteilles de plastique dans l’eau ,des oiseaux ,des bateaux de pêche… signes que nous approchons de Dakar.

Nous sommes dimanche après- midi le 24/06/18 . Une trentaine de cargos sont encrés à une dizaine de km du port  . Pour nous, pas d’attente un petit bateau arrive avec à son bord le pilote du port : c’est une règle. Il  est chargé de mettre le cargo à quai, la manœuvre est parfaite sans avoir recours aux remorqueurs. Le port est très grand,  des milliers de tonnes de marchandise y sont entreposées. Beaucoup de véhicules européens et français en particulier, des camions de transporteur que je connais bien,  des voitures immatriculées dans le 22, 35, 49 qui sont là pour une deuxième vie.

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Depuis peu, les règles ont changées pour que Dakar ne devienne pas une grande casse des véhicules européens :  les voitures de plus de 8 ans ne sont plus acceptées au Sénégal et pour les camions c’est 10 ans. Ceux qui ont dépassé cette limite sont ici en transit et expédiés dans les pays voisins principalement au Mali.

Après  la visite du port, je demande l’autorisation de sortir en ville avec mon compagnon de voyage autrichien Luguer. Après avoir passé 2 postes de sécurité, nous voilà dehors mais aussitôt rejoint par un docker qui insiste pour nous accompagner et nous guider. Le quartier n’est pas très sûr et effectivement les deux petits blancs que nous sommes attirent les regards. Nous déambulons dans les rues bondées de monde, et nous visitons quelques beaux édifices : théâtre, musée et la nouvelle gare construite par des Français (sté Eiffage), le train aussi sera français (Alstom).

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Après ce petit tour instructif et très bien commenté par notre guide de fortune, retour au cargo et vite une douche. Dehors il fait très chaud et l’ascenseur est en panne il faut monter les 13 étages par les escaliers .

Je me suis renseigné pour connaître le niveau de vie : ici le salaire d’un docker est de 500 € et un loyer coûte en moyenne 150 € à 20 km de Dakar. Effectivement, il ne reste pas grand-chose pour le reste , ils ont pour la plus part un petit travail à côté. Heureusement pour eux, ils viennent de trouver du pétrole au large de Dakar, peut être un coup de pouce pour le pays. Nous sommes maintenant lundi après-midi,  prêts à partir mais avant de quitter le quai, l’équipage fouille entièrement le bateau à la recherche d’éventuels clandestins.

Le pilote du port est à bord, nous pouvons partir, la navette viendra le rechercher à environ 5 km de la sortie du port.

Direction Tanger : ce soir nous aurons du vin à table et un nouveau serveur. Après 4 mois de mer, Kyle rentre chez lui pour la naissance de sa fille Zia. Son remplaçant, James, lui aussi Philippin, embarque pour 6 mois : il passera noël à bord ,pas toujours facile la vie de marin !

Pour les sous-officiers ( Italiens ), c’est 4 mois embarqués, ils travaillent 7j/7j environ 10 h par jour et ils gagnent 1700€ par mois ;  ensuite 2 mois de repos sans salaire ,heureusement ils sont nourris et logés .

Nous sommes le vendredi 29/07, Tanger (Maroc) est en vue.

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Là  encore, le port est tout neuf, c’est propre et parfaitement rangé. Le pilote du port, qui est monté à bord, dirige la manœuvre : c’est orchestré au millimètre, la mise à quai est parfaite, le cargo s’approche du quai cm par cm et se pose comme une fleur contre les amortisseurs, on ne sent rien ! Pour cette fois nous avions l’aide d’un remorqueur. Les haussières misent en place, le bateau ne peut plus bouger : ces énormes cordes d’arrimage sont tirées par un véhicule tellement elles sont lourdes .

Ensuite c’est l’ouverture de l’énorme pont arrière :  il faut environ 20mn pour le déployer. Les camions sont déchargés : 25 au total (petite livraison ) et le pont est remonté. Le remorqueur nous tire du quai et maintenant c’est une  grosse manœuvre car nous faisons demi-tour dans le port. Le bébé fait quand même 235 m de long et ses 55000t lui donnent une inertie considérable : il faut bien calculer son coup et surtout bien anticiper. Autour de nous tout semble minuscule, et après ½ h, c’est bon nous sommes dans le bon sens ! Le pilote du port reprend sa navette pour rentrer et pour nous c’est direction Anvers : destination finale ! Pour info, entre l’entrée dans le port et la sortie il s’est écoulé seulement 3h1/2 : là, je dis respect, c’est du beau travail !

Le moteur de 15000 cv tourne à plein régime,  mais à 700 t/r mn, ce qui est un régime très bas. Une puissance incroyable avec seulement 7 cylindres : ils sont énormes, on peut descendre dedans ! C’est vraiment de la grosse mécanique et le petit suisse est très fier de dire que c’est fabriqué dans son pays . Ce moteur ne s’arrête jamais, même à quai il est en fonctionnement pour la production d’électricité .Cette grosse machine fait beaucoup de bruit et surtout beaucoup de vibrations : tout vibre à l’intérieur, surtout le lit et ça, c’est très désagréable pour dormir ! La houle permanente est un peu pénible et quand on est allongé régulièrement, on se retrouve légèrement  à l’envers : le sang monte à la tête, pas top ! Pour éviter cela, j’ai surélevé mon matelas au niveau de la tête et maintenant tout va bien. L’effet de la houle est amplifié par le fait que nous sommes perchés à 35 mètres au-dessus du niveau de la mer . Pour moi, cela restera une superbe expérience, j’ai appris beaucoup de choses sur ce milieu que je ne connaissais pas .

Nous sommes le 2/07, et cette nuit nous avons  traversé le golfe de Gascogne : ça bouge pas mal, ma chaise de bureau qui est bancale danse d’un pied sur l’autre , les stylos roulent sur la table , les bouteilles d’eau qui tombent, le tiroir de la table de chevet s’ouvre et se referme au gré de la houle, les vêtements accrochés au porte-manteau se balancent de droite à gauche comme le pendule d’une horloge, ça craque et ça grince :  oui je suis bien sur un bateau !

Maintenant nous approchons des côtes Bretonnes, à 60km au large de Brest et bizarrement, grosse dépression, il pleut des cordes : « welcome to France » !  

Evidemment, j’ai demandé, poliment à «  dieu » qu’il fasse un petit crochet, mais il n’a rien voulu savoir ! Pas sympa, et à la nage impossible je viens de manger.

Bientôt la fin du voyage, l’arrivée à Anvers est prévue demain vers midi. Retour dans la pollution, le bruit, la foule, les mouches et les moustiques : fini de se mettre les pieds sous la table ! Mais je quitte tout cela sans regret, je suis tellement impatient de retrouver ma petit famille qui m’a beaucoup manquée pendant cette longue traversée : après avoir passé 24h/24h  pendant 2 ans  ensemble dans 20 m2, se retrouver tout seul sans pouvoir communiquer, le défi  n’était pas facile à relever , mais il me tenait à cœur de découvrir ce milieu qui mettait totalement inconnu.

Une très belle expérience j’ai appris beaucoup avec ces hommes de la mer qui parcours le monde tout au long de l’année .

J’avais testé la pêche en mer il y a 3 ans, 24h sur un chalutier pour pêcher la  langoustine au large du Guilvinec à 25km des côtes, encore une belle expérience. Deux métiers très différents :  dans le premier, on sent l’huile et le gasoil dans le deuxième, on sent le poisson. Je préfère la pêche plus d’action et à l’arrivée qu’est-ce qu’on se régale !

Voilà le voyage se termine et je suis  très heureux de l’avoir fait !

Les formalités douanières sont en règles (les dernières ouf !!!!)

Demain je reprends la route avec la jackomobile et cap sur la Bretagne !

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URUGUAY

21/04 – 11/06 : Le dernier pays du voyage !  Et le plus petit pays d’Amérique du Sud.

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Parque Nacional Santa Teresa et sa forteresse : une forêt d’eucalyptus et de pinèdes ainsi que de belles plages. La construction de la forteresse fut entamée en 1762 par les Portugais puis achevée par les Espagnols, après qu’ils se furent emparés de l’endroit en 1793.

Punta del Diablo : un village endormi à cette période de l’année et vu le nombre de restaurants et de bars sur le front de mer, on devine l’animation entre décembre et février. Vu que nous sommes limités dans nos déplacements, nous stationnons au bord de la plage et occupons nos journées entre pêche et châteaux de sable.

Cabo Polonio : nous poursuivons la découverte de la côte par ce petit village de pêcheurs niché dans les dunes et battu par le vent. C’est l’une des contrées les plus sauvages du pays qui abrite la deuxième colonie de lions de mer d’Uruguay. On n’y trouve aucune banque et l’électricité, limitée, provient exclusivement de générateurs ainsi que de l’énergie solaire et éolienne. Impossible d’accéder avec notre camping-car, nous empruntons donc un camion 4×4. Un bel endroit paisible !

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Jose Ignacio et son phare : une petite station balnéaire agrémentée d’un joli phare.

Punta del Este : retour à la civilisation ! Tout d’abord, la découverte du musée de la mer (merci Ioverlander pour le bon plan !) : une reconstitution de la faune marine locale. Extra !

Puis, direction le centre-ville : soi-disant l’une des villes les plus glamours d’Amérique du Sud et donc la plus chère du pays. Nous sommes hors saison donc très peu de touristes et une mauvaise météo! Nous faisons tout de même la mythique photo devant la Mano en la Arena : une sculpture en fer et en ciment de l’artiste chilien Mario Irarrázabal. Mais la ville ne nous plait pas, et nous vivons 2 mésaventures  successives ! La première, un agent municipal nous vire du parking où nous dormons ! Et la seconde, en pleine nuit quelqu’un tente de rentrer dans la camping-car : 1ère fois en 2 ans de voyage ! C’est décidé, nous quittons Punta del Este dès le lendemain matin sans regret!

Colonia del Sacramento : Située sur la rive nord du Río de la Plata à seulement 50km de Buenos Aires en bateau, c’est une ville au cachet irrésistible. Le Barrio histórico est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco : des rues étroites et pavées de l’époque coloniale.

Montevideo : la capitale avec 1,3 millions d’habitants, soit  près de la moitié de la population du pays.

Une architecture variée entre le port industriel et le centre historique : un premier aperçu avec le Mercado del Puerto (marché du vieux port) et ses restaurants, un endroit très festif avec plusieurs groupes de musique. Puis, direction le Teatro Solís, les musées du carnaval et du Gaucho.

Piriapolis  : le dernier bivouac ! Nous nous installons au camping Paraiso Suizo à 60 km de Montevideo et le temps est venu de préparer sérieusement le retour.

Le camping est très agréable, à 100m de la plage et c’est un lieu de rencontres entre voyageurs : ceux qui commencent et ceux qui terminent leur périple !

Pour nous,  l’occasion de partager de très bons moments avec Karel, originaire de Suisse qui démarre son aventure !

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Les sentiments sont partagés : tristesse de terminer notre périple, fierté de l’avoir accompli, angoisse de séparer pendant 4 semaines… ! Nous profitons jusqu’au bout de la très belle plage et des couchers de soleil !

Jacques rentre en cargo avec le camping-car (Montevideo-Anvers), Yaël et Florence en avion (Buenos Aires-Barcelone-Rennes). Le temps est venu de retrouver notre Bretagne natale, ainsi que la famille, et les amis qui nous ont manqués pendant ce long périple !

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BRESIL

Il y a certainement beaucoup de choses à dire de ce grand pays…pour nous ce sera bref ! La Jackomobile est de plus en plus capricieuse et nous décidons de limiter nos déplacements : ras le bol de stresser à chaque fois que l’on prend la route !

11-20/04 : Passage de frontière à Santo Tomé. Pour la première fois, les douanes refusent de nous donner le permis d’importation temporaire sous prétexte que ce n’est pas utile ! Il nous faut beaucoup insister en « espagnoloportugais » pour l’obtenir. Résultat : 1h30 d’attente pour taper 4 mots par 35 degrés, sans s’énerver (on sent l’expérience !!).

On aurait voulu voir Rio de Janeiro, ce sera finalement Rio Grande !

Un bon moment dans la ville puisque l’on assiste à la répétition d’une groupe de capoeira, puis des percussions : de quoi se mettre un peu dans l’ambiance !

Puis c’est une visite au musée océanographique


Sur la route vers l’Uruguay, la lagune de Flores : des capybaras se reposent au soleil. C’est le plus gros rongeur actuel, l’adulte mesure plus d’1 mètre de long et pèse plus de 50 kg. On aperçoit également des tortues et un caïman !

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Hermenegildo : un petit village bien tranquille, des rues de sable, une très belle plage : on en profite quelques jours !


Voilà, c’est tout pour le Brésil ! Nous sommes déçus mais espérons bien y revenir !

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Chili et Argentine : suite et fin !

14-26 /02 : La Terre de Feu . L’île est partagée entre le Chili et l’Argentine, alors on jongle avec les postes frontières et la monnaie. Des Ferrys assurent des liaisons régulières entre le continent et l’île : une traversée du détroit de Magellan de 45 minutes qui peut être annulée à cause des vents violents.

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Le même paysage que sur le continent (steppe) et les mêmes animaux (guanacos, nandous, renards) et pour finir, le même vent !

Premier arrêt à Cerro Sombrero (Chili) : rien de particulier dans cette petite ville, à part l’achat de viande de guanaco ! Jacques apprécie, Florence moyennement !

Tolhuin (Argentine):  2 jours bien agréables au bord du lac Fagnano sous le soleil ! Nous dormons dans un camping où tout est recyclé ! Des sanitaires aux jeux : original et instructif !

Ushuaia (Argentine) : Enfin, nous y voilà !!! C’est la fin de notre descente. Une ville sans charme (nous le savions à l’avance donc nous ne sommes pas déçus) mais l’endroit est symbolique dans notre périple et nous sommes heureux d’être arrivés jusqu’ici ! Nous bivouaquons sur un parking, en centre-ville, avec vue sur le canal de Beagle et les bateaux de croisières qui partent vers l’Antarctique.

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Visite du musée maritime, un ancien bagne où la vie pénitentiaire est décrite avec beaucoup de réalisme. La construction du bâtiment a débuté en 1906 par les prisonniers eux-mêmes. Les criminels, anarchistes, auteurs de graves délits y furent envoyés.

Balade en train dans le Parque Nacional Tierra del Fuego, sur les traces des bagnards qui venaient chercher du bois pour la prison. Nous sommes en compagnie d’une famille chilienne, rencontrée début janvier au Chili à Puerto Varas : Maria, Christobal, Martina et Chris.  Nous passons 2 jours en leur compagnie, une belle rencontre !

Voici venu le moment de remonter la Patagonie, cette fois ce sera le long de la côte Atlantique.

A nouveau Tolhuin pendant 2 jours : il nous faut cuisiner les aliments interdits à l’entrée du Chili (viande, légumes…). Puis la surprise sur la route : nous croisons les cyclistes bretons Loïc et Corinne, rencontrés à Curacautin au Chili (à 2 800 km) !

Cerro Sombrero (Chili) : un village bien tranquille à l’aller mais au retour c’est la fête du berger ! Au programme : rodéos, concours de tonte de moutons (en mode manuel et électrique!) ! Nous profitons du spectacle et de notre  dernier arrêt au Chili.

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27/02 au 2/03 : Retour sur le continent argentin et 1er arrêt dans la ville de Rio Gallegos à recherche d’un garage IVECO (ça nous manquait !) : le moteur a des microcoupures lorsque nous roulons. Nous cherchons des conseils…en vain ! Tant pis, nous reprenons la route.

Puerto Punta Quilla : cette fois, une recherche plus intéressante car ce sont des pingouins de Magellan que nous voulons voir ! Ils migrent en mars , nous sommes le 1/03 et cette année , malheureusement pour nous,  ils sont ponctuels ! On aperçoit juste quelques nouveaux nés sur le départ. Une belle balade malgré tout.

3-4/03 : Puerto Deseado : pour être sûrs de voir les pingouins, nous choisissons de partir en excursion sur l’isla Pinguino. Notre guide, Roxana , est très bien et nous passons une magnifique journée!

Dauphins de Commerson et austral, albatros et autres oiseaux

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Lions de mer, éléphants de mer (pouvant peser jusqu’à 4 tonnes)

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Pingouins de Magellan, gorfou sauteurs

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Le déjeuner au milieu des pingouins!

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Et pour bien finir la journée, une petite partie de pêche !

5-15/03 : Nous continuons notre longue route vers le nord-est du pays et nous apprécions de pouvoir bivouaquer au bord de mer (au calme car les grandes vacances scolaires viennent de se terminer) ou sur des petites places de villages où les locaux sont  gentils et toujours curieux de notre voyage.

Rada Tilly

Trelew et son musée des dinosaures. On y découvre la vie terrestre et marine en Patagonie depuis 400 millions d’années et notamment le Patagosaurus !

Puerto Madryn. Nous hésitons à nous rendre sur la péninsule de Valdès, célèbre pour les baleines et les orques, mais en discutant avec les locaux, ils nous confirment que ce n’est pas la saison (De Juin à Décembre) et qu’il y a du ripio pour s’y rendre. Ce ne sera donc pas pour nous !

Viedma : quelques perroquets verts, normalement des centaines y vivent, mais là encore ils ont migré vers Buenos Aires !

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16-18/03 : Buenos Aires : nous dormons sur un parking sécurisé,  avec une vue sur le Rio de La Plata : un beau point de chute dans une capitale, mais peu reposant avec le bruit de la circulation. On ne peut pas tout avoir !

Nous arrivons la veille du départ du 3 mats navire-école La Libertad avec la possibilité de le visiter.

Visite de la ville avec les bus touristiques qui desservent certains barrios (quartiers) parmi les 48 que compte la ville.

Microcentro : le quartier des affaires

Plaza de Mayo avec au  centre un obélisque blanc commémorant le premier anniversaire de l’indépendance de Buenos Aires vis-à-vis de l’Espagne (25 mai 1810). C’est ici que se rassemblent le jeudi les Madres de La Plaza de Mayo : ces « mères de disparus » qui poursuivent leur lutte pour plus de justice sociale.

Centre culturel Kirchner,

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Le quartier populaire de la Boca. Après l’entretien des bateaux, les habitants avaient pour habitude d’utiliser le surplus de peinture pour décorer les façades de leurs maisons.

El Caminito

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Le quartier huppé de la Recoleta avec ses nombreux parcs, demeures anciennes et la Floralis Generica : une sculpture florale haute de 20m dont les pétales métalliques se referment le soir

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Le quartier récent de Puerto Madero et les anciens quais sont un bel endroit pour flâner

La Fragata Sarmiento : un bateau musée long de 85 m qui fit 37 fois le tour du monde entre 1899 et 1938. Beaucoup de souvenirs de ces voyages sont exposés.

Le Puente de las Mujeres : inauguré en 2001, et long de 160m

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Hommage au pilote Juan Manuel Fangio

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Une belle ville très animée dont nous découvrons également les quartiers de San Telmo, Retiro, Palermo, Belgrano

 

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Sans oublier les nombreuses démonstrations de tango dans les rues !

C’est également l’occasion de déjeuner avec Jorge et Alicia, que Jacques avait rencontré il y a 6 ans pour le travail, et de visiter un restaurant très original où l’on a l’impression de manger chez un antiquaire !

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Notre séjour dans la capitale se termine par la découverte de ses garages Iveco et Fiat! Notre problème de moteur persiste et nous inquiète de plus en plus. Malheureusement,  impossible de trouver une valise pour un diagnostic. Nous reprenons donc la route, pas très rassurés et en pleine réflexion sur notre itinéraire.

19/03 – 9/04 : Prochain objectif : les chutes d’Iguazu à 1000 km. Nous remontons en passant par San Jose , Tapebucita : petits villages idéaux pour bivouaquer avec une place centrale, des jeux pour enfants et toujours l’occasion de discuter avec les locaux.

Posadas : nous décidons de laisser le camping-car au repos (ainsi que le chauffeur !) et partons en bus vers Puerto Iguazu à 5 heures de route.

La ville se trouve au confluent du Rio Parana et du Rio Iguazu, séparée du Brésil et du Paraguay par ces 2 fleuves. Nous nous rendons au Hito Argentino pour profiter du point de vue.

 

Les chutes d’Iguazu : un ensemble de 275 cascades formant un front de 3 km, en pleine forêt tropicale à la frontière de l’Argentine et du Brésil. Pas grand-chose à écrire : c’est magnifique !

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Et une faune surprenante : papillons,  coatis (parfois agressifs) , araignées, tortues d’eau douce, oiseaux, poissons   !

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Dernière étape en Argentine : San Ignacio. Une petite ville très agréable, surtout connue pour sa mission jésuite. Il fait beau, très chaud et humide, nous dormons sur le parking d’un hôtel et nous pouvons profiter des commodités (piscine, salle commune avec ventilos !, hamac, barbec…) : il n’en fallait pas plus pour nous arrêter plusieurs jours !

Balade dans le parc Teyu  Cuare sur les bords du rio Parana

Découverte des ruines de la mission jésuite. A partir de 1609, les jésuites fondèrent des reducciones (missions) dans des endroits isolés, où ils installèrent des communautés de Guarani. L’idée était de les évangéliser et les éduquer tout en les protégeant de l’esclavage. Celle de San Ignacio fut fondée en 1610 et à son apogée, le village abritait près de 4000 indiens.

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Nous rencontrons une famille française très sympa : Fred, Adeline, Louison et Anouck . Nous passons de bons moments en leur compagnie, les enfants s’éclatent dans la piscine et le chocolat est au rendez-vous pour Pâques !

Et pour finir, la visite d’une usine de maté : une institution en Argentine ! Une boisson chaude à base de Yerba maté, une feuille proche du houx, séchée et hachée. Les Argentins en consomment beaucoup et partout : en conduisant, dans les files d’attente de supermarchés, sur la plage…

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Publié dans ARGENTINE, CHILI | 2 commentaires

ARGENTINE ET CHILI

4-14/01 : De nouveau la frontière pour l’Argentine, le temps de passer quelques jours dans la ville de El Bolson. Nous retrouvons le soleil et apprécions l’endroit où il règne une ambiance hippie : un grand marché artisanal avec plus de 300 exposants. Egalement des fruits (framboises, cerises) et de très bonnes bières locales ! Vu que nous sommes dans un camping, Jacques se motive pour changer les vérins du lit : un gros chantier ! Il faut d’abord trouver un soudeur, une panoplie d’outils et c’est parti ! Pendant que l’un travaille, l’autre profite !

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A 15km au sud, le Parque Nacional Lago Puelo abrite un lac aux eaux azur : de quoi passer un beau dimanche ! Yaël ne résiste pas à faire trempette malgré une eau estimée à 14 degrés.

15-24/01 : Patagonie, nous y voilà !! Nous sommes à 1 300 km de la ville de El Calafate, notre prochain point de chute et nous roulons sur la mythique Ruta 40. Pour bien rendre compte du décor et des conditions de voyage, quelques détails sur l’ambiance :
-tout d’abord, ce sont des centaines de kilomètres de steppe patagonienne ! Avec, au loin, la cordillère des Andes et ses sommets enneigés. C’est monotone mais c’est beau !

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-Du vent : un peu, beaucoup, à la folie !! Jacques a des crampes dans les bras à force de tenir le volant ; de violentes rafales qui parfois nous poussent sur la voie de gauche ! Et les motos que nous croisons ont un air bien penché pour lutter au mieux. Mais nous sommes régulièrement averti par la signalisation routière !

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– la faune : des guanacos dont la couleur marron se confond avec la végétation et donc que l’on voit au dernier moment. Les clôtures qui sont posées pour le bétail ne les arrêtent pas, ils les sautent allègrement ! Nous manquerons de peu d’en faucher un…se faire dépanner en pleine pampa, pas cool ! Des tatous, lièvres, renards, autruches, chevaux sauvages : bref, tout ce petit monde nous amène à conduire avec la plus grande prudence ! Mais là aussi , quelle belle découverte !

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-Des villes qui se suivent et se ressemblent : Esquel, Rio Mayo, Gobernador Gregores… à savoir 1 station-service + 1 supermarché : pas de quoi faire des folies !
-du ripio : et oui, sans cela, on s’ennuierait ! A Gobernador Gregores ce sont 70 km. Une véritable épreuve pour la Jackomobile, on roule entre 10 et 20 km/h, c’est long et très pénible!! A l’arrivée, Jacques est épuisé !

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-des voyageurs : à chacun son mode de transport !

Bien heureux de partager la route avec nos fidèles compagnons, Petra et Pascal, nous faisons un arrêt à Los Antiguos au bord du de Buenos Aires. Les hommes cherchent des coins de pêche pendant que les femmes se promènent !

A la recherche d’un bel endroit pour célébrer l’anniversaire de Yaël, nous trouvons notre bonheur dans l’Estancia Casa Piedra : la Patagonie comme on se l’imaginait avec ses gauchos, ses vaches (environ 600) et ses chevaux ! On adore !

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Cumpleaños Feliz Yaël ! Merci à Petra pour ce magnifique gâteau et à Jacques pour les très bonnes crêpes !

Pendant que Jacques et Yaël profitent de l’estancia, Florence part en randonnée avec Petra et Pascal à travers le canyon de Caracol pour découvrir la Cueva de las Manos.

Cueva de las Manos (grotte des mains) est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses peintures rupestres datant de la fin du VIII millénaire av J.C.

25/01 au 6/02 : Enfin, nous arrivons à El Calafate! Malheureusement, les problèmes techniques réapparaissent : le ripio a laissé des traces sur la jackomobile (moteur, électricité, lit). Nous faisons donc de nouvelles rencontres : Nico le mécanicien, Pablo le soudeur…très sympathiques ! Pour se consoler, rien de tel que d’en prendre plein les yeux et c’est le cas au Perito Moreno ! Il s’agit d’un glacier qui mesure 30 km de long, 5 km de large et 60 m de haut ! Il avance constamment, jusqu’à 2m par jour. On fera même une petite balade en bateau pour le voir au plus près et entendre la glace qui craque : IMPRESSIONNANT, MAGNIFIQUE !

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La ville est au bord du lac Argentin : de loin, c’est beau, mais de près, ça pue ! Tous les hôtels et campings de la ville déversent leurs eaux usées dans le lac !
Pour finir sur une bonne note, nous allons dans un excellent restaurant pour manger un vrai asado en compagnie de Petra et Pascal : un régal !

C’est le moment de se séparer, bien tristes…pour mieux se retrouver chez les uns ou les autres !
7-10/02 : Retour au Chili, Puerto Natales. Une ville agréable dans la province de Ultima Esperanza (dernier espoir !).

Autre lieu immanquable dans la région : le parc Torres del Paine ! Un massif de pics granitiques s’élevant à presque 3000m. Vu que les routes ne sont pas asphaltées dans le parc, nous choisissons une excursion à la journée. La particularité de la région est qu’il est possible de voir défiler les 4 saisons en 1 journée : pour nous, c’est une alternance de grêle, de vent (bien évidemment !), pluie et finalement soleil ! Les guanacos et les renards sont au rendez-vous ! Un très beau parc !

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11-13/02 : Punta Arenas sur les rives du détroit de Magellan : en résumé, la ville où il fait beau entre 2 averses. Le principal intérêt est la zone franche et donc l’occasion de changer 2 pneus + 1 batterie de la cellule.


Le musée Nao Victoria : réplique du 1er bateau à avoir fait le tour du monde, celui de Magellan en 1518. Egalement une réplique du Beagle (1831). Il donne un bon aperçu des conditions de navigation à l’époque. Intéressant, mais la pluie nous gâche un peu la visite.

Prochaine étape La Terre de Feu !

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CHILI

26-28/11 : Passage de frontière au Paso de Los Libertadores toujours en compagnie de Nathalie, Vincent, Léa. Les restrictions à l’entrée du pays sont plus sévères que d’habitude : pas de fruits, légumes, viandes et oeufs crus.
Les premiers kilomètres au Chili commencent par une grande descente qui met à rude épreuve les freins et les nerfs !
VINA DEL MAR : au nord de Valparaiso, une ville propre et ordonnée, quelques beaux monuments mais surtout l’occasion de revoir l’océan pacifique après des semaines de montagnes !

VALPARAISO : Beaucoup de cerros (collines) et de quartiers différents. Nous commençons par le quartier du port, la Plaza Sotomayor

Un petit tour en « ascensor » (funiculaire) pour atteindre le Cerro Alegre

Mais surtout une ville très colorée !

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Le midi, petit repas dans un resto conseillé par le guide. Nous sommes en plein repas quand Jacques reconnais une voix : ce sont des Français, des Bretons! C’est son ancien maitre d’œuvre qui habite à 20km de chez nous. Il est en vacances avec sa famille. Comme quoi la terre n’est pas si grande !
Et pour bien finir la journée, un petit asado ! Notre dernière soirée en compagnie des Alsaciens, au plaisir de les revoir en France!

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29/11 – 2/12 : SANTIAGO. Un bivouac au cœur de la ville, près du parc Metropolitano et nous sommes parés à visiter cette capitale de 17 millions d’habitants (soit 40% de la population du pays).
La Gran Torre Santiago : plus haute tour d’Amérique du Sud, 300m

Un tour de télécabine pour un aperçu de la ville et du parc

L’inévitable Plaza de Armas !

Marché aux poissons

La Chascona : ancienne demeure de Pablo Neruda (photos interdites à l’intérieur)

3-6/12 : PANIMAVIDA
Nous campons dans le jardin de Nora et de sa famille, au bord d’une forêt, il fait beau : de bonnes raisons pour rester quelques jours au calme. L’endroit est paisible malgré la rencontre avec une tarentule et un serpent.

A l’occasion de l’anniversaire de Florence, Nora nous conseille un excellent restaurant : une superbe soirée !
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7-8/12 : Salto del Laja. Ici, le fleuve Laja plonge sur presque 50m et forme une cascade en forme de fer à cheval. C’est l’occasion d’un petit tour en bateau pour découvrir le fleuve.

Dans un camping, nous rencontrons un groupe scolaire de la ville qui fête la fin de l’année scolaire : le camping car les intrigue, ce sera donc des visites guidées en file indienne !

9-14/12 : La région des 7 lacs
CURACAUTIN : de beaux paysages qui rappellent la Suisse, en faisant abstraction des lamas ! Il y a aussi des chevaux et des poneys. Yaël en profite pour faire une grande balade : il est aux anges !

Nous faisons la connaissance de cyclistes bretons, Loïc et Corinne , qui voyagent pendant 1 an en Amérique du Sud. Nous passons une belle soirée ensemble.

VILLARICA : une ville charmante, et , par temps dégagé, on peut voir le volcan du même nom. Malheureusement, c’est pluvieux lors de notre passage.

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15-19/12 : LLANQUIHUE. Aujourd’hui le soleil est de retour et nous pouvons admirer les montagnes alentours dont le volcan Osorno

PUERTO VARAS : Retrouvailles avec Petra et Pascal pour les fêtes de fin d’année ! Nous bivouaquons au bord du lac Llanquihue avec une vue magnifique à nouveau sur le volcan Osorno et Calbuco ! Une ville bien agréable et animée.

PUERTO MONTT : Ville industrielle et un front de mer assez défraichi : seul point positif, une belle vue sur l’océan et des lions de mer qui font leur apparition à marée descendante !

20-27/12 : ILE CHILOE : cinquième île d’Amérique du Sud par la taille, les paysages sont verdoyants, humides et balayés par le vent ! Tout un programme pour les fêtes ! Une traversée en ferry de 45 minutes.

ANCUD : quelques rares bâtiments anciens ont survécu au tremblement de terre de 1960. Nous commençons la découverte de cette petite ville par le musée régional qui présente une rétrospective de l’histoire de l’ile. Puis un petit tour au marché aux poissons pour y trouver des palourdes et des moules. Enfin, le centre Inmaculada Concepcion : cet ancien couvent renferme des maquettes en bois des 16 églises classées par l’UNESCO et montre le complexe travail de boiserie intérieur.

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ISLOTES PUNIHUIL : Les manchots de Magellan et ceux, en voie d’extinction, de Humboldt viennent se reproduire sur 3 iles au large de Puñihuil : l’occasion d’une petite excursion en bateau !

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CASTRO : la principale activité de la ville est la découverte des palafitos : ces maisons en bois construites sur pilotis au bord de l’estuaire

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Pour Noël, nous avons une belle surprise : nous bivouaquons sur le parking d’un restaurant et c’est l’inauguration ! Pour l’occasion, ils cuisinent le traditionnel plat de l’ile : le Curanto. Pour le préparer, il faut d’abord chauffer des galets au fond d’un trou dans la terre jusqu’à ce qu’ils se fendillent. Puis, empiler crustacés, viandes de porc et de poulet, pommes de terre…une montagne de nourriture ! Le tout est surmonté de feuilles de nalca (sorte de rhubarbe), de linges mouillés avant de recouvrir le tout de terre et d’herbe pour le laisser mijoter près de 2 heures ! Les voisins sont également invités et les enfants jouent très bien de l’accordéon (du Yann Tiersen, s’il vous plait !) et de la guitare : une superbe ambiance ! Pour terminer la journée, c’est une sortie en bateau sur le lac pour pêcher. Résultat : une truite, remise à l’eau pour porter chance !

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Le lendemain sera moins joyeux puisque Jacques est malade (indigestion du curanto ?), il pleut des cordes, nous sommes dans la boue…heureusement le Père Noël nous a trouvé et les nouveaux jeux de construction nous occupent bien !
QUELLON : Terminus de la fameuse route, la Panaméricaine et centre d’élevage de saumons. Il pleut des cordes…nous ne nous y attardons pas !

De Quellon, 2 options pour la suite du voyage : un ferry qui nous emmène sur le continent, à El Chalten, descendre en Patagonie par la Carretera Austral (autre route mytique, des paysages splendides mais en très mauvais état par endroit avec de récentes coulées de boue) ou bien remonter jusqu’à Osorno (environ 200kms), passer la frontière en Argentine et descendre par la Ruta 40, une route en meilleur état, normalement ! Et ce sera la seconde option pour nous.
28/12 au 01/01/2018 : Retour à Puerto Varas. Le paysage est toujours aussi beau, le soleil est de retour alors on s’installe au même endroit, sur le bord du lac et on profite des préparatifs pour le nouvel an ! Un très beau cadre pour bien démarrer 2018!

2-3/01 : Anticura à 30 kms de la frontière, dans le parc national de Puyehue, très beau mais surtout pluvieux !

Point Bison Futé : La route n°5 qui traverse le Chili du Nord au Sud est souvent en 4 voies et le revêtement est plutôt en bon état mais il faut rester vigilant, de temps en temps il y a des trous qu’il vaut mieux éviter . On y croise également des moissonneuses batteuses ou un troupeau de vaches et ici aussi il y a des péages. Les routes secondaires sont beaucoup moins bien entretenues, on roule à 50-60km/h et encore plus difficile le « ripio » (piste) : l’impression de rouler sur de la tôle ondulée. Malgré tout, c’est beaucoup mieux que le Pérou et la Bolivie!

Programme des prochaines semaines : retour en Argentine, direction la Patagonie !

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Argentine, le nord ouest

7-12/11: Salta
Nous terminons notre séjour à Tupiza en Bolivie en assistant à un défilé scolaire en hommage au 205ème anniversaire de la bataille de Suipacha.
Fanfares de chaque école en tête , puis les élèves et enfin le personnel enseignant : tout ce petit monde en uniforme défile au pas!

Nous rencontrons également une autre famille française en voyage pendant 1 an et originaire d’Alsace : Léa (11 ans), Nathalie et Vincent et Chica leur chienne adoptée au Mexique. Ils vont vers l’Argentine et nous décidons de passé la frontière à Villazon ensemble.
Passage de frontière assez rapide et simple et nous faisons nos premiers pas dans la province de Jujuy avec un premier restaurant. Nous nous rendons vite compte du coût de la vie plus cher qu’en Bolivie avec des plats autour de 160 pesos argentins (soit 7,80€) au lieu de 2 ou 3 euros en Bolivie.
Un premier bivouac proche de la Quebrada de Humahuaca et un très beau paysage avec un canyon : des vagues ondulantes de couleurs variées sur les montagnes.

Salta : visite traditionnelle de la place principale et pour une vue imprenable sur la ville, nous empruntons le téléphérique.

Nous passerons un peu de temps chez notre ami Iveco pour une révision, un garage ouvert récemment avec des professionnels !
Nous découvrons quelques aspects de la vie des locaux : ils ont toujours une bonne raison de faire la fête autour d’un grand asado ( barbecue géant avec des kilos de viande), et la musique à fond! Du coup, en compagnie des Alsaciens, nous testons également les asados : un vrai régal, une bonne ambiance…les plaisirs du voyage! Nous rencontrons un couple de français avec leur fille 6 mois qui voyagent à vélo : à chacun sa façon de voyager, nous leur souhaitons bon courage !

13-15/11: Cafayate. Nous roulons en direction du sud mais surtout en direction la région des vins ! Les paysages de western défilent et nous faisons un arrêt à la grotte du diable.

Puis pause déjeuner devant la quebrada de las Conchas : magnifique!

Dans la ville, des vignes à perte de vue, parfaitement entretenues. Nous visitons une bodega , très intéressante avec dégustation pour bien terminer.
Blanc ou rouge, le vin est excellent mais avec des tarifs assez élevés. Nous trouvons les mêmes produits en supermarché et moins chers.


Nous visitons également le musée de la vigne et du vin : une première partie traite de la viticulture à travers des poèmes et des images et la seconde couvre les procédés de vinification.

Dernière visite aux 7 cascades : Il faut escalader pour atteindre la 1ère, Les guides sur place nous le déconseille avec un enfant. Nous nous contentons du lit d’une rivière pour se rafraîchir! C’est la saison sèche!

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Nous passons 3 nuits dans le camping municipal : par 35º, la grande piscine est bien appréciable!
Notre séjour se termine par un orage comme on en a rarement vu! Un déluge de grêlons qui ont du faire des dégâts dans les vignes! Pour notre part, c’est le soulagement : le panneau solaire a résisté!

16- 22 /11 : Mendoza. En quittant Cafayate, 2 auto-stoppeurs nous interpellent, encore des français : Mathias et Malory ! On se raconte nos expériences et terminons la journée autour d’un asado! Et en trinquant au Che !

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Même si le niveau de vie est élevé, la viande reste très abordable : 3,5 kg de bœuf et porc pour 300 pesos ( soit 14€) : on aurait tort de s’en priver!
Nous empruntons la route 40 sur plusieurs centaines de kilomètres : montonie, zone désertique..nous croisons plus de chèvres et chevaux sauvages que de véhicules…c’est long…!

2 jours au bord du lac de Ullum : une base nautique ou l’on peut se baigner, pêcher. Tout cela sous un magnifique soleil, bien agréable !

Mendoza : ville agréable, arborée. L’occasion d’une pause laverie, courses..: retour à la modernité!
23-25/11: Nous approchons de la frontière chilienne, des Andes et du sommet le plus haut du continent américain : l’aconcagua 6962 m.
La vue depuis la Laguna horcones

Puente del Inca : un pont rocheux qui enjambe le Rio de las Cuevas et dont la teinte orangée est due aux sédiments déposés par les eaux sulfureuses.

Premier aperçu de l’Argentine, ce grand pays qui du nord au sud ne compte pas moins de 5 000km. Un pays d’un niveau de vie beaucoup plus élevé que la Bolivie :  la transition est brutale, surtout pour le porte-monnaie. Un pays plus propre avec des infrastructures routières qui ressemblent à l’Europe. A voir si dans le sud, les conditions de route seront semblables!

Moins dépaysant pour le moment  : les tenues traditionnelles des précédents pays nous manquent déjà !

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Bolivie

14- 16/10 : Passage de frontière à Desaguadero. Un nouveau record battu mais cette fois dans le bon sens puisque les formalités de sortie et d’entrée nous prennent 1h! Bien contents car cela rattrape le temps perdu dans la ville à trouver la bonne route pour la traverser : entre les travaux, les blocs de ciment infranchissables, les routes en très bon état mais bloquées par un policier..!. Nous faisons des tours et des détours et finalement nous nous en extirpons ! Pour les camions, impossible de passer cette douane : les marchandises sont acheminées d’un côté à l’autre par des triporteurs.

La Paz: la capitale la plus haute du monde (entre 3 200 et 4000m d’altitude), il fait froid, il grêle ou bien il pleut…! Nous sommes au cœur de l’Altiplano, mais nous n’en voyons pas grand-chose! Tous ces éléments conditionnent nos visites de la capitale. Tout d’abord, un rapide aperçu de la place Murillo qui regroupe le palais présidentiel, le Congrès, et la cathédrale. Petite particularité de l’horloge du parlement : elle tourne dans l’autre sens! Cet acte symbolique a pour but de renier les pratiques imposées par le Nord aux États du Sud. Dans l’hémisphère sud, les cadrans tournent en sens inverse : pour le président Evo Morales, il s’agit de redonner son identité au peuple bolivien. !

Puis le musée des instruments de musique : autour du patio d’une vieille demeure coloniale sont exposés des ocarinas, guitares, charangos avec leur caisse de résonance en carapace de tortue ou de tatou ( et même des crécelle-tatous avec les poils!). Dans d’autres salles, les instruments européens utilisés dans le folklore bolivien, les guitares d’Amérique latine. Il est également possible de faire sonner des instruments rigolos comme un xylophone en bouteilles de verre. Un endroit très ludique!

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C’est également l’occasion d’assurer le camping-car jusqu’à la fin de notre voyage et de profiter du téléphérique inauguré en 2014 pour « survoler »les différents quartiers et échapper ainsi à la pollution. Ces télécabines ont été installées par une entreprise suisse.

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17-18/10: Cochabamba (2500m d’altitude). Une longue route, une première partie en bon état, puis 50 km de tôle ondulée, des travaux avec un péage à la clé ! Puis un col à 4500m dans la neige. La route est éprouvante ! Le camping-car est couvert de boue jusqu’au toit et ce parcours s’est fait en 1ère ou 2ème : impossible de rouler plus vite.

Un petit tour de la ville par le marché, et la Place du 14 septembre : la seule place coloniale homogène de la ville avec ses arcades, la préfecture, la cathédrale.

Nous sommes surtout contents de retrouver le soleil, chaleur et de perdre de l’altitude car au-dessus de 3000m, la respiration est difficile : cette impression d’étouffer nous fait passer des nuits en pointillé !

Puis nous sommes confrontés à la « bête noire » du voyageur en Bolivie: le plein d’essence! Et oui, il y a le prix au litre local à 6 bolivianos soit 0,73€ et le prix pour les plaques étrangères à 8,88 bolivianos soit 1€09 , quand ils acceptent de faire le plein. Il faut donc trouver des astuces ou les « bonnes » stations. Grâce à l’application ioverlander, nous réussissons à faire le plein pour un prix moyen.

19-24/10 : Sucre. Là encore, une route difficile, cette fois à cause de la météo. Nous pensions bivouaquer à 2 heures de la ville au bord d’une rivière, mais nous essuyons un gros orage, des torrents de boue sur la route et parfois dans les maisons…on oublie vite le bivouac « nature ».
Enfin nous arrivons à la ville blanche ! Une charmante ville coloniale.
Plaza 25 de Mayo, le cœur de la ville, sous le soleil !

Museo del Tesoro : une visite guidée très intéressante. Il s’agit du musée des mines (or, argent, cuivre) et de la bijouterie qui explique l’origine des matériaux et l’évolution des techniques.
Egalement, une collection de métaux et de pierres précieuses dont la rosalite (sorte de marbre bleu) et la bolivianite (juxtaposition d’améthyste et de citrine). Photos interdites !

Parque Bolivar : le rendez-vous du dimanche avec mini-parc d’attractions et une tour Eiffel miniature (fabriquée par la bourgeoisie sucreña avec l’argent des mines de Potosi)

Parque Cretacico : une paroi vieille de 68 millions d’années qui a conservé la trace de       5 055 empreintes de dinosaures appartenant à 8 espèces différentes. C’était à l’origine le fond d’un lac, relevé à la quasi-verticale par l’orogénèse des Andes. La visite est rapide pour nous car la visite guidée pour voir les empreintes est interdite aux enfants, jugée trop dangereuse. On se contente du petit parc, du film et de regarder la paroi… de loin !

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25- 26/10 : Potosi. A nouveau l’altitude (4090m), et cela ne nous réussit pas, nous sommes KO ! On retrouve des forces pour un petit tour du centre-ville et monter au mirador de la Tour de La Compagnie de Jésus avec une belle vue sur la ville et le Cerro Rico (la colline riche avec ses fameuses mines d’argent, d’étain, de fer, et de zinc)

Puis une visite de la Casa Nacional de Moneda : édifié entre 1759 et 1773, c’est l’un des plus grands et importants bâtiments civils coloniaux des Amériques ! C’est ici que l’on frappa la monnaie jusqu’en 1951. Les antiques machines actionnées par des mules furent au fil du temps remplacées par des machines à vapeur (1869-1909), puis électriques. Tout est encore là : pinacothèque avec des toiles coloniales, les presses aux engrenages en bois, les fonderies. Egalement, des explications claires sur les conditions de vie inhumaines des indigènes et esclaves. La durée de vie des esclaves est très courte à cause de l’utilisation intensive du mercure. Il aurait été possible de construire un pont entre Potosi et l’Espagne avec tout l’argent extrait de cette mine ou avec tous les ossements des esclaves morts dans la mine soit 8 000 000 d’individus. Une visite macabre mais très intéressante !

Notre bivouac sur le parking de la gare routière avec le « parfum » des gaz d’échappement 24h/24h a raison de notre départ précipité.

27/10 au 5/11 : Tupiza. Point de départ de notre excursion de 4 jours en 4X4 dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni. Nous passons par une agence (Tupiza Tour) et partons en compagnie de Panchito (chauffeur/guide/historien) et sa femme Filomena (cuisinière/préparatrice de bouillotte), un couple adorable et très professionnel !

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Egalement 2 français : Pauline et Freddy, très sympathiques !

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Des alignements de volcans offrant des couleurs gris, blanc et rouge dans un panorama splendide ! Un froid souvent glacial, 2 nuits en refuge à 4000m…c’est parfois dur, mais que c’est MAGNIFIQUE !! Avec une faune surprenante : vigognes, lamas, flamands roses, autruches, viscachas (des lapins avec une queue d’écureuil) !

Sur la route de San Antonio de Lipez, un ancien village de mineurs abandonné.

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Laguna Morejon

Quetena Grande y Pequena

Laguna Hedionda

Laguna Kollpa

Sur la route du Désert de Dali

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Geysers Sol de Manana

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Laguna Colorada : un plan d’eau de 60km², peu profond situé à 4 278m

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Arbol de Piedra (arbre de pierre) dans le désert de Siloli

Sur la route de la Laguna Honda

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Puis le Salar d’Uyuni à 3 650m, un immense désert de sel qui s’étend sur 12 500 km², le plus vaste du monde ! Sur 120m d’épaisseur alternent une douzaine de couches de sel de sédiments et de minéraux. Ces dépôts remontent depuis plus de 40 000 ans, à l’époque où l’océan atlantique venait jusque-là ! Le paysage est spectaculaire, du blanc à perte de vue ! D’après des experts, sous la croûte de sel du salar dorment 50 à 70% des réserves mondiales de lithium en projet d’exploitation dans les années à venir. Nous nous levons à 4h du matin pour admirer le lever de soleil sur l’ile Incahuasi, un sanctuaire de cactus géants, de corail solidifié. L’endroit est très beau, après une vingtaine de minutes de marche pour atteindre le sommet, nous admirons l’immensité du salar. Le lever de soleil nous fera défaut : le ciel, pour une fois, est voilé, ce qui gâche un peu le plaisir !

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Nous repartons de cet endroit étrange pour un s’arrêter quelques kilomètres plus loin, au milieu de nulle part. Panchito nous explique les particularités et les dangers du salar qui sont bien réels : formation de trous d’eau dans certains endroits sans pouvoir les soupçonner (d’où un grave accident pendant le Paris-Dakar de 2014). 

Puis c’est l’immanquable pause-photos pour se jouer des perspectives du salar !

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 Enfin, nous arrivons sur le monument du Paris/Dakar.

Après avoir parcouru 1 200 kms de pistes, parfois très difficiles, passages très pentus ou pistes défoncées, passages de rivières (ce qui amuse beaucoup Yaël), nous arrivons à Uyuni. Une ville sans grand intérêt, à part la visite du cimetière de trains.

C’est le moment de se séparer de nos compagnons de voyage, Pauline et Freddy. La séparation est difficile, surtout entre Yaël et Pauline.

 Il nous reste 4 heures de route pour revenir à Tupiza, nous profitons des derniers paysages ! On espère voir Zorro et le Sergent Garcia sortirent de ce canyon au détour d’un virage !

 

Nous disons au revoir à Panchito et Filomena : nous ne pouvions pas avoir meilleurs guides pour cette excursion !

Nous profitons de quelques jours à Tupiza pour nous remettre de cette excursion éprouvante  par les températures (de -10° à +32°)  et l’altitude (jusqu’à 5000m). Nous préparons également  notre prochaine destination : l’Argentine.

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Pérou, suite et fin!

 

PEROU : suite et fin!
28/09 au 4/10 : De retour à Cusco, nous retrouvons notre maison roulante, et tout est en ordre! Nous restons quelques jours pour récupérer notre autorisation de circuler ( que nous avons suspendu le temps de notre absence), se réhabituer à l’altitude, soigner les rhumes. C’est l’occasion d’une nouvelle rencontre : une famille de Normandie (Anne, Arnaud, Solveig et Lidvine) , très sympathique!
Nous continuons la découverte de la ville oú l’histoire inca se mélange aux édifices religieux. Les espagnols ayant construit leurs églises sur les fondations des tempes/bâtiments incas car celles-ci sont robustes et résistantes aux tremblements de terre.
Le quartier San Blas (un quartier bohème), un déjeuner à la crêperie Bo’M (la Bretagne nous manquerait-elle déjà??), la Plaza de Armas, la cathédrale. De beaux monuments qui en font une ville agréable.

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Presque tous les billets sont réservés pour notre prochaine excursion, notre permis temporaire d’importation pour le camping-car en ordre, nous reprenons donc la route direction le Machu Picchu! Les premiers kilomètres sont fastidieux puisque nous nous trompons de route et nous nous retrouvons dans le centre de la ville et ses étroites ruelles….dure, dure la reprise!!
5-7/10 : Nous laissons le camping car à Ollantaytambo et prenons le train pour rejoindre Aguas Calientes. Nous nous offrons un grand plaisir puisque nous voyageons en 1ère classe avec un repas servi et vue panoramique sur les montagnes de la Cordillera Urubamba: nous savourons chaque instant!


Arrivés à Aguas Calientes, un petit tour de la ville, sans grand intérêt, excepté une aire de jeux pour Yaël!


Un dîner le soir dans un très bon restaurant, Indio Feliz, tenu depuis 35 ans par un breton! La fin de soirée est animée puisque nous assistons à la retransmission sur la Plaza de Armas du match de foot Perou/Argentine en vue du mondial 2018 : ambiance garantie!
Debout à 6h le lendemain, après 20mn de bus sur une piste sinueuse, nous arrivons au Machu Picchu. Cette citadelle inca du XVème se dresse à 2430m d’altitude, elle était traditionnellement considérée comme un centre administratif, politique et religieux. A son apogée, le site devait compter 500 habitants.
Nous nous mêlons à la foule et empruntons le chemin qui mène sur les hauteurs du site et la vue est sublime, le paysage impressionnant avec de grandes montagnes vertes dans les nuages.

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Puis nous parcourons la ville : la place sacrée, les secteurs résidentiels et industriels, le temple principal…Encore une magnifique découverte du voyage !

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8- 13/10: Puno et le lac Titicaca. Ce sera le départ de notre excursion sur le lac. Il s’agit du plus grand lac d’eau douce d’Amérique du sud et du plus haut plan d’eau navigable au monde. Tout d’abord les îles Uros : des îles flottantes fabriquées avec des roseaux appelés « totoras ». La vie des Uros est indissociable de ces plantes. En partie comestibles, ces roseaux servent à construire des maisons, des bateaux et des objets artisanaux. Les îles se composent de nombreuses couchent de totora, complétées en surface à mesure que les couches inférieures pourrissent.
Malheureusement, une commercialisation effrénée fait oublier toute l’authenticité du lieu.

Puis l’île Taquile oú nous dormons 1 nuit chez l’habitant, dans la famille de Alipio. Un petit coin de paradis! Elle compte environ 2200 habitants et la langue officielle est le quechua. Le paysage splendide évoque la Méditerranée : le sol rouge contraste avec le bleu intense du lac et les sommes enneigés de la Cordillera Real bolivienne en arrière plan.


L’île possède une forte tradition d’artisanat et les créations sont réalisées selon des coutumes sociales profondément enracinées. Les hommes portent un bonnet en laine aux mailles serrées semblable à un bonnet de nuit qu’ils tricotent eux-mêmes. Les couleurs ont une signification sociale : rouge pour les hommes mariés, rouge et blanc pour les célibataires.
Les femmes tissent de larges ceintures colorées pour leurs maris qui les portent sur des chemises blanches et d’épais pantalons noirs qui s’arrêtent aux mollets. Les femmes ont également belle allure avec leurs nombreuses jupes superposées et leurs blouses finement brodées.

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En dormant sur l’île, nous avons le temps d’échanger avec les membres de la famille sur leur vie, et de se promener tranquillement : aucun engin mécanique, pas même un vélo…c’est le calme absolu!  C’est également l’occasion pour Jacques de s’inviter à regarder le match de foot Perou/Colombie : à 8 dans une toute petite chambre, sur un écran microscopique! Un grand merci pour leur accueil!

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Un petit tour dans la ville de Puno, qui nous permet de préparer notre prochaine étape.
La saison des pluies commencent, nous avons droit à un bel orage avec de la grêle avant notre départ.

Le Pérou, c’est fini ; direction la Bolivie!

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Pérou, partie 2!

1-5/08: Nous quittons les montagnes de la Cordillera Blanca pour retrouver la côte pacifique et nous reprenons la route en sens inverse, sans se lasser des beaux paysages.

Traversée de la ville de Lima, dans la grisaille. Une capitale digne de ce nom avec la circulation dense et stressante que nous n’aimons pas !
Paracas, une station balnéaire très touristique. En attendant la famille, on s’installe au bord de la mer. La vue est très belle, des flamands roses et des pélicans en guise de décor pour le petit déjeuner, avant que les adeptes de kite surf n’arrivent sur la plage et fassent décoller cette faune. Beaucoup de vent et d’animation l’après-midi, puis retour au calme le soir.

Nous rencontrons 2 autres couples français : Reschad et Amandine ainsi que Rémi et Camille. Apéros et soirées crêpes en leur compagnie, de bons moments! On attend avec impatience l’arrivée des voyageurs samedi matin. Pour le moment, un programme simple: découverte de la ville, pêche et pétanque! Le front de mer est agréable avec de nombreux bateaux de pêcheurs, on prend plaisir à s’y promener.

Ca y est , enfin les voilà!! Presqu’1 an 1/2 sans les voir, on est très content de les retrouver!! Le temps de se raconter nos « petites vies », puis c’est le début du « programme marathon de nos vacanciers » qui commence ! Ils voyagent en bus (parfois de nuit) et dorment à l’hôtel ! Nous ferons coïncider nos agendas au mieux ! Tout d’abord, le départ pour la réserve nationale de Paracas l’après-midi : un désert où l’on trouve des fossiles et une mine de sel.

Le lendemain, nous faisons une excursion aux Islas Ballestas : une réserve d’oiseaux et de lions de mer que l’on découvre en bateau. Sur le chemin , on aperçoit les géoglyphes du Candélabre.


Arrivés aux îles, la faune est impressionnante : manchots, cormorans, pélicans qui vivent en colonie de plusieurs milliers d’individus.

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6/08 : Huacachina. Fin de matinée , départ pour Eric and Co en bus vers Ica à leur hôtel, et de notre côté, nous allons directement à Huacachina . Une belle oasis entourée de palmiers au milieu du désert.


Le rendez-vous est pris en fin d’après-midi pour une balade en buggy dans les dunes (sauf pour Catherine et Yaël) : sensations fortes garanties! Pour certains, c’est descente en sand board.

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Pour finir, nous marchons en haut d’une dune pour admirer un magnifique paysage désertique : une montée assez raide pendant 20 à 30 minutes pour une descente d’1 minute !

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7-8/08. : Nasca (ou Nazca). Arrêt obligatoire aux mystérieuses lignes. 800 lignes droites, 300 figures géométriques et 70 dessins d’animaux et de plantes. Ces géoglyphes ont été tracés en ôtant les pierres sombres, brûlées par le soleil et en les empilant de chaque côté des lignes pour révéler un sol plus clair. Le mystère demeure pour savoir qui a tracé ces lignes et comment pouvait-on se rendre compte de l’avancement des dessins alors que les lignes ne se distinguent que du ciel? Une hypothèse parmi d’autres: ces lignes auraient été réalisées par les cultures de Paracas et de Nasca entre 900 av.JC et 600 de notre ère, représentant un calendrier astronomique utilisé pour l’agriculture. Autre hypothèse, il s’agit de l’œuvre d’extra-terrestres !
Tout d’abord, un aperçu depuis un mirador le long de la panaméricaine : l’arbre et les mains (ou la grenouille selon l’angle de vue)


Puis, on complète le panorama par un survol en avion d’1/2 heure: le lézard long de 180m, un singe à la queue en spirale, un concorde 130 m d’envergure, le colibri, les mains…

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9-10/ 08 : La famille part de son côté en bus direction Arequipa. Nous prenons la route de bonne heure et de bonne humeur, elle est longue aujourd’hui, officiellement 7h. (et ce ne sont pas des autoroutes !)
L’ambiance se refroidit au bout d’une 1/2 heure car nous assistons à un règlement de compte entre routiers péruviens. 6 camions qui font la course, qui ne se laissent pas doubler, et qui bloquent soudainement la route au détour d’un virage! L’un des chauffeurs nous fait signe de dégager et rapidement ; nous réussissons à nous faufiler entre les camions et en passant sur les bas-côtés aussi discrètement que possible !
Sur la route, un arrêt à Yauca, village célèbre pour ses oliviers : on fait donc le plein de produits du terroir.
Deuxième angoisse de la journée, le passage entre les ville d’Atico et Ocoña. Suite au récent tremblement de terre, ce passage vient d’être ouvert à la circulation uniquement entre midi et 14h et après 18h. Notre objectif étant de passer sur l’heure de midi et nous réussissons. La route qui longe la côte est peu rassurante, d’un côté des roches prêtes à se décrocher et de l’autre…la mer quelques centaines de mètres plus bas ! Tout se passe bien, contents d’arriver le soir après 9 heures de route pour une bonne nuit de repos à Camanà.


Puis nous quittons la côte pacifique pour rentrer dans les montagnes et partons en excursion de 2 jours dans le canyon del Colca en compagnie de la famille. Des paysages diversifiés : steppes arides, cultures en terrasse. Il s’agit du second canyon le plus profond au monde (3400m). Un incontournable ! 

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Un premier arrêt pour s’acclimater à l’altitude avec nos premiers matés de coca !

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Patapampa (4910m d’altitude) : par temps dégagé, on peut y voir les plus hauts sommets du Pérou : volcan Ampato (6288m), Sabancaya (5976m), Hualca (6025m). Lors de notre bref arrêt, le temps est couvert et il fait très froid !

Chivay : une bourgade qui n’a pas perdu son identité andine où nous pouvons admirer les costumes traditionnels portés par les femmes.

Et les touristes se mettent rapidement dans l’ambiance !

Cruz del Condor : une colonie de condors des Andes nichent sur l’affleurement rocheux et on les voit planer sans effort au gré des courants ascendants. Un spectacle magnifique mais difficile à photographier.

Sans oublier la faune dépaysante : lamas, vigognes, alpagas.

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11-14/08 Arequipa. La seconde ville du pays dont le centre historique a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000. Elle subit régulièrement des tremblements de terre : on en ressentira un tout petit…pas très rassurant ! Nous trouvons un camping en plein centre de la ville, et en pleine pollution…mais idéalement situé pour visiter la Plaza de Armas

Le monastère de Santa Catalina : fondée en 1570 (à peine 40 ans après l’arrivée des premiers espagnols), cette citadelle au cœur de la ville est un très bel édifice religieux. Dès le départ, des femmes d’origine sociale diverse entrent au couvent pour devenir des religieuses et abandonnent à jamais leur famille. Nous visitons les différents cloîtres et nous promenons dans les rues !

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 Le musée Juanita. Les Incas considéraient les montagnes comme des dieux qui pouvaient tuer par des éruptions volcaniques, des avalanches et des catastrophes climatiques : ils tentaient de les apaiser par des sacrifices humains et notamment d’enfants. En 1995, un alpiniste péruvien, Miguel Zarate découvrit sur le volcan Ampato, la momie d’une jeune inca dont le corps enveloppé était demeuré intacte pendant presque 500 ans grâce aux températures glaciales. Le corps fut rapidement surnommé « Juanita, la jeune fille des glaces » et subit une batterie d’examens scientifiques. Photos interdites.

14-26/08 : La famille part en excursion vers le lac Titicaca pendant 2 jours et nous nous retrouverons à Cusco. Sur la route, les paysages sont magnifiques à 4000m d’altitude.

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Arrivés près de Ayaviri, nous sommes bloqués par des manifestants : des professeurs qui réclament une hausse de leurs salaires (actuellement 310€) sachant qu’un policier gagne 3 fois plus. Nous patientons 3 heures et en profitons pour en apprendre un peu plus sur l’économie et la politique péruvienne. Nous avons droit à un « relooking » du camping-car !

Arrivés à Cusco, c’est la bonne ambiance, puisque ce sera l’occasion de retrouver d’autres voyageurs. C’est également notre dernière excursion avec la famille dans la merveilleuse Vallée Sacrée !

Chinchero : un village typique que les Incas considéraient comme le lieu de naissance de l’arc-en-ciel où nous admirons la vue panoramique.

Moray : ses terrasses sont étagées en un profond amphithéâtre. Différents niveaux concentriques dans une vaste cuvette d’argile et chaque palier semble bénéficier de son propre microclimat, selon la profondeur. Les Incas les auraient utilisés comme laboratoire afin de déterminer les conditions optimales pour chaque culture.

Salinas : Des milliers de puits salants servent depuis l’époque inca à l’extraction du sel. Un petit cours d’eau très salée provient d’une source chaude, au sommet de la vallée. Un paysage extraordinaire !

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Ollantaytambo : la ville est dominée par 2 imposantes ruines incas.

Pisac : une citadelle inca perchée au sommet de la colline (que nous ne visiterons pas car nous arrivons trop tard sur le lieu) et des cultures en terrasse qui forment de grandes courbes.

La dernière soirée des vacanciers sera l’occasion de goûter au plat typique : le cuy, à savoir le cochon d’inde ! Seulement pour Eric et Jacques ! C’est avec grand plaisir que nous avons découvert cette partie du Pérou en leur compagnie ! A très vite !

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C’est le moment de préparer notre retour d’1 mois en France (chouette !!) et de commencer les démarches administratives pour la suspension du permis d’importation du camping-car (en fait, son passeport) le temps de notre absence. Les premières visites de la ville de Cusco sont peu touristiques : douanes, commissariat, re-douanes…mais à force de patience, la suspension est accordée !

En compagnie de Petra, Florence fait une visite guidée de la ville qui se termine par une ceviche et un pisco sour avec vue sur la ville! De quoi donner envie de revenir très vite !

Pour l’instant, nous sommes prêts au décollage !

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 De retour le 28 Septembre pour la suite et fin des aventures péruviennes!!

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